Lanaudart logo Édition juillet 2022 / 71e édition
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Dans sa sixième année!
Mise à jour: 28 avril 2022
Le Festival de Lanaudière de Joliette

Vers 1975, un bon nombre d’organismes musicaux fonctionnaient régulièrement à Joliette : un centre culturel dont dépendait la présentation des concerts, plusieurs écoles de musique, trois orchestres de jeunes, un camp musical d’été, un concours de musique régional, des chorales… un environnement musical était en place et attendait quelque chose de plus.

En 1977, une occasion se présente au directeur du Centre culturel, le Père Fernand Lindsay, Clerc de St-Viateur, de risquer trois concerts de l’Orchestre symphonique de Montréal pendant l’été, dans la Cathédrale de Joliette. L’accueil du public joliettain est bon. C’est le temps d’aller plus loin. Se souvenant des festivals qu’il avait fréquentés en Europe, quelques années auparavant, le Père Lindsay voit que le moment est venu de réaliser ce dont il avait rêvé. C’est alors que se joignent à lui deux alliés qui seront au cœur du développement du Festival pendant plusieurs années : Marcel Masse et René Charette.

Le Festival devient un véritable moteur de développement touristique et économique pour toute la région de Lanaudière. Mais il lui manque un outil indispensable pour accomplir pleinement sa vocation : un amphithéâtre extérieur. «Sa construction», affirme René Charette, président du Conseil, «représente une chance inouïe de conquérir un peu plus notre marché culturel en créant un centre d’excellence.»

En 1989, le Festival prend donc un tournant décisif avec ce nouvel amphithéâtre qui peut accueillir deux mille personnes sous le toit, et six mille sur les pelouses. Plusieurs artistes et plusieurs critiques musicaux qui ont vu tous les autres équipements du genre aux États-Unis ne tarissent pas d’éloges sur l’amphithéâtre de Lanaudière, en particulier sur sa réussite acoustique.

L’architecte Michel Gallienne, et ses collègues, le scénographe Yvon Sanche et l’acousticien Lionel J. Lortie, tous trois de Québec, ont vraiment créé une merveille; et de l’avis de tous, le cadre est enchanteur. «La musique s’est fait un nid dans Lanaudière et il en sortira de grandes choses», dit le Père Lindsay le soir de l’inauguration de l’édifice.

Avec la nomination d’une co-directrice artistique, Louise Forand-Samson, et d’un nouveau directeur général, François Bédard, les années 1990 consolident toujours davantage les succès antérieurs. La qualité des concerts est toujours maintenue, la participation populaire et la notoriété ne cessent de s’accroître de même que l’enthousiasme des critiques et des mélomanes. Le Festival international de Lanaudière s’est taillé une place enviable et un créneau original parmi les hauts lieux de diffusion musicale.

Festival de Lanaudière 2022
Quand une région entière vibre au rythme du classique

Du 30 juin au 7 août, le Festival de Lanaudière présente une quarante-cinquième édition à la fois résolument internationale et profondément enracinée dans Lanaudière. Fidèle à l’ambition initiale de son fondateur Fernand Lindsay, le Festival proposera des retrouvailles entre les artistes incontournables d’aujourd’hui et les amoureux de la musique, dans l’ambiance unique des chaudes soirées d’été de Lanaudière.

«Dans ce monde en bouleversement, la musique constitue un refuge d’humanité», estime Renaud Loranger, son directeur artistique. «Le Festival est un plaidoyer pour une renaissance par la culture et la beauté, pour une résurgence des valeurs de dignité et de bienveillance par un art intemporel. Si les épreuves que vit notre planète bouleversent les rapports de force et changent les modes de perception, la musique demeure un havre inébranlable d’authenticité.»

Cette année, le Festival présentera quatorze grands concerts à l’Amphithéâtre Fernand-Lindsay, dix concerts dans les plus belles églises de Lanaudière et une nouvelle série Hors les murs mettant l’accent sur la relève et la richesse du terroir lanaudois. Quatre projections gratuites de films musicaux à l’Amphithéâtre Fernand-Lindsay complèteront la programmation.

Autre nouveauté cette année: le Festival accueille Benoît Brière, l’un des acteurs les plus aimés au Québec, comme porte-parole. «Je suis honoré de devenir l'ambassadeur de cet événement que j’aime tant», mentionne le principal intéressé. «J’ai eu le privilège de côtoyer le Père Lindsay grâce à l’implication de ma famille dans le monde musical et je sais d’expérience que les soirées d’été au Festival et dans Lanaudière n’ont pas leur pareil. Comme disait le Père Lindsay: la musique, l’été, c’est à Joliette que ça se passe!»

Programmation à l’Amphithéâtre Fernand-Lindsay

En ouverture du Festival, on retrouve l’Orchestre symphonique de Montréal et son directeur musical désigné, Rafael Payare, de retour après le concert mémorable de l’été 2019 où il avait conquis tant le public que la critique... et les musiciens! À la veille de leur départ en tournée, ils se joignent à l’incomparable violoniste Hilary Hahn pour présenter les deux programmes qui les feront triompher en Corée du Sud :

- Le 30 juin, c’est L’Orchestre symphonique de Montréal et Rafael Payare magnifient Mahler. Une soirée magique entre le lyrisme irisé du jeune Prokofiev et les méandres de l’âme mahlérienne avec la célèbre Cinquième Symphonie. Présenté par Hydro-Québec.

- Le lendemain, premier juillet, le public est convié aux Plaisirs d’été, où les évocations subtiles de Debussy côtoient le génie expressionniste de Bartók, et les rythmes ensorcelants de Ravel. Une soirée aux couleurs de l’OSM, de l’été et de Lanaudière. Présenté par la Fondation Sandra et Alain Bouchard.

Puis, le samedi, 9 juillet, le concert Mozart et Hamelin au sommet propose une rencontre inédite entre deux pianistes québécois incontournables : Charles-Richard Hamelin et Marc-André Hamelin. Jouant ensemble pour la toute première fois et se vouant une admiration mutuelle, ils auront comme partenaires exemplaires Les Violons du Roy et leur chef fondateur Bernard Labadie, dans l’exquis Concerto pour deux pianos. Présenté par Power Corporation du Canada.

Le dimanche, 10 juillet, c’est au tour de Canadian Brass, quintette de cuivres le plus connu au monde, de retrouver le public de Lanaudière pour la première fois en vingt-sept ans, dans un programme allant des Concertos brandebourgeois de Bach aux sommets du dixieland, en passant par quelques-unes des mélodies les plus connues et aimées de tout le répertoire.

Les 15, 16 et 17 juillet, l’orchestre allemand Akademie für Alte Musik Berlin (Akamus) entraîne les spectateurs dans un périple hors du commun autour de la musique de Beethoven, en exclusivité nord-américaine. Ces trois concerts, qui marquent le retour des grands ensembles internationaux au Festival, jettent un éclairage renouvelé sur un des plus grands génies musicaux de l’histoire, en faisant dialoguer ses symphonies avec la musique de ses prédécesseurs et contemporains:

- Le vendredi, 15, La Troisième et la modernité : Symphonie no 3 en mi bémol majeur, op. 55 «Eroica» et œuvres de Paul Wranitzky. Présenté par Air Canada.

- Le samedi, 16, La Cinquième et le tragique : Symphonie no 5 en do mineur, op. 67 (Symphonie «du Destin») et œuvres de Cherubini et Méhul. Présenté par la Ville de Joliette.

- Le dimanche, 17, La Sixième et l’hymne à la Nature : Symphonie no 6 en fa majeur, op. 68 («Pastorale») et symphonie de Justin Heinrich Knecht. Présenté par Canimex.

Les 22 et 23 juillet, le réputé pianiste français Pierre-Laurent Aimard s’installe à l’Amphithéâtre pour une expérience hors du commun. En quatre blocs répartis sur une période de vingt-quatre heures, il livrera le Catalogue d’oiseaux d’Olivier Messiaen, monumental hymne à la nature qui traduit la beauté stupéfiante des paysages et la magie des chants d’oiseaux. À l’heure où le monde est préoccupé par la destruction de la nature, cet événement offrira un tour de force unique et jamais tenté au Festival. Présenté par le Gouvernement du Québec.

Puis, le 24 juillet, les membres actuels et de nombreux anciens de l’Orchestre symphonique des jeunes de Joliette présentent un concert-anniversaire prévu à l’origine en 2020 pour le cinquantième anniversaire de cet ensemble phare. Témoin de l’enracinement du Festival dans Lanaudière, l’événement est placé sous le signe des retrouvailles avec un orchestre qui s’est avéré une riche pépinière de talents musicaux pour le Québec entier. En collaboration avec FADOQ Lanaudière.

Le vendredi, 29 juillet, Rafael Payare et l’OSM présentent Daphnis et Chloé de Ravel avec le Chœur de l’OSM et l'Ensemble choral du Festival, alors que le grand pianiste Jean-Yves Thibaudet fait ses débuts à Lanaudière dans le Prométhée de Scriabine. Une soirée sous le signe d’une autre première avec Elysium, l’œuvre à grand déploiement du compositeur québécois Samy Moussa, co-commande de l’Orchestre philharmonique de Vienne et du Festival de Lanaudière. Présenté par Desjardins.

Le samedi, 30 juillet, William Christie et Les Arts Florissants proposent L’Allegro, il Penseroso ed il Moderato de Handel. Celui qu’on surnomme le «pape du baroque» et son ensemble livreront, dans l’harmonie et le plaisir, l’unique «ode pastorale» du compositeur, dans leurs débuts au Festival et en exclusivité nord-américaine. Présenté par la Fondation Pierre Desmarais Belvédère et la Fondation Stéfane Foumy.

Le dimanche, 31 juillet, promet des feux d’artifice vocaux avec Rossinimania! Cette collection d’airs, de duos et de trios extraits d’opéras, sorte d’hommage amoureux à Rossini, sera interprétée par les ténors Lawrence Brownlee et Michael Spyres, lequel a ébloui le public lors de sa visite en 2019, ainsi que la mezzo-soprano québécoise Rihab Chaieb. Ils seront accompagnés par l’Orchestre Métropolitain (OM) sous la direction d’Ariane Matiakh. Présenté par La Presse.

Le Festival se termine avec l’OM et son chef Yannick Nézet-Séguin. Le samedi, 6 août, place à Wagner épique! La soprano Christine Goerke, le ténor Brandon Jovanovich et la basse Franz-Josef Selig, trois des plus grands chanteurs wagnériens d’aujourd’hui, offriront le premier acte de La Valkyrie. Ce concert s’inscrit dans la foulée des retentissantes et mémorables versions de Lohengrin, en 2013, et de Parsifal, en 2017. Également au programme, la suite tirée du Pelléas et Mélisande de Debussy. Présenté par Desjardins.

Puis, le dimanche, 7 août, Nézet-Séguin et Grimaud en clôture fait dialoguer Mendelssohn et Schumann qui, chacun à sa manière, jette le pont entre la forme classique sublimée de Beethoven et la démesure de Wagner. La rencontre sera passionnante entre Yannick Nézet-Séguin, l’OM et la sublime pianiste Hélène Grimaud, dans ses débuts au Festival. Présenté par Yamaha.

Concerts dans l’intimité des églises lanaudoises

Présentés par Desjardins

• La série s’amorce le mercredi, 6 juillet, à l’église de Saint-Jean-de-Matha, avec Suite et variations. Après quinze ans d’absence, le pianiste américano-israélien Inon Barnatan y exécute des œuvres de Bach, Rameau, Couperin, Ravel, et autres.

• Le mardi, 12 juillet, à l’église de L’Assomption, l’exceptionnel pianiste joliettain Charles Richard-Hamelin révélera les univers d’émotions et de beauté de deux titans, deux étoiles au firmament musical : Chopin et Ravel.

• Les 13 et 14 juillet, dans les églises de Saint-Alphonse-Rodriguez et de Saint-Sulpice, la violoncelliste américaine Alisa Weilerstein donne l’intégrale des Suites pour violoncelle de Bach, l’un des monuments absolus du répertoire.

• Le mercredi, 20 juillet, à l’église de Saint-Ambroise-de-Kildare, l’excellent Quatuor Calder fait ses débuts au Festival dans deux quatuors de Beethoven.

• Les 27 et 28 juillet, le prodigieux pianiste français Alexandre Kantorow est en vedette. D’abord, à l’église de Saint-Barthélémy, il démontre l’ampleur de son talent avec des pièces de Bach, Schumann, Liszt et Scriabine – puis le lendemain, à l’église de la Purification de Repentigny, en tandem avec l’immense baryton Matthias Goerne dans des lieder de Schubert.

• Le premier août, à la Cathédrale de Joliette, le Festival braque les projecteurs sur Marc-Antoine Charpentier avec un grand concert choral des Arts Florissants et William Christie, qui se consacrent depuis plus de quarante ans à ce compositeur emblématique du Grand Siècle.

• Le 2 août, à l’église de Saint-Paul-de-Joliette, cette fois en compagnie du violoniste Théotime Langlois de Swarte (révélation aux Victoires de la musique classique en 2020), William Christie et son clavecin invitent le public à Une fête baroque.

• Pour clore la série de concerts en églises, Les recettes de l’amour donne toute la place aux airs baroques français et mélodies romantiques le 3 août, à l’église de Saint-Norbert. La complicité de William Christie et des étoiles montantes que sont la mezzo-soprano Lea Desandre et le luthiste Thomas Dunford promet virtuosité, charisme, et finesse.

Nouveauté! Les concerts Hors les murs

Présentés par La Fabrique culturelle

Du 7 au 26 juillet, cinq concerts au format inusité seront tenus dans des lieux sortant des sentiers battus. Pleins feux sur les artistes de la relève, enracinement dans le terroir lanaudois et découverte de la riche scène agrotouristique de la région sont au rendez-vous.

• 7 juillet, à la Résidence des Prairies : autour d’un feu de camp, Janelle Marina Lucyk, soprano, et Kerry Bursey, guitares, présentent un mélange de chants d’inspiration folklorique mariant époques, styles, guitares anciennes, luths divers et théorbe.

• 8 juillet, à l’Alchimiste Microbrasserie : De Ligeti à Milhaud, en passant par Piazzolla et Karol Beffa, le quintette à vent Choros fait entendre des musiques de danse aux rythmes endiablés.

• 19 juillet, au Jardin des noix : que serait le répertoire standard des quatuors à cordes si on ne jouait que des compositrices? C’est la question que se pose un quatuor de musiciens de la jeune génération, menés par Alicia Choi. Au programme: Fanny Mendelssohn, Germaine Tailleferre, Grażyna Bacewicz, Florence Price, etc.

• Jeudi, 21 juillet, à La Courgerie : Rose Naggar-Tremblay, mezzo-soprano, lauréate du Concours OSM en 2021, sera accompagnée par un quatuor québécois des plus créatifs. Ils proposent un vaste voyage musical passant de De Falla et Mahler aux compositeurs québécois d’aujourd’hui!

• 26 juillet, au Carrefour culturel de Notre-Dame-des-Prairies : Les musiciennes lanaudoises du Quatuor Claudel-Canimex offrent une fantaisie inspirée par le Père Lindsay, parsemée de ses coups de cœur musicaux et d’histoires racontées par le narrateur Maurice Rhéaume.

Les billets pour tous les concerts sont en vente à lanaudiere.org, à la billetterie de la Place des Arts au 514 842-2112 et au 1 866 842 2112 ou à placedesarts.com.

Remerciements aux partenaires

Le Festival de Lanaudière souhaite remercier ses principaux partenaires qui contribuent directement au maintien des hauts standards artistiques et d’accueil de la clientèle : le commanditaire présentateur Hydro-Québec, en collaboration avec La Presse, le gouvernement du Québec, Tourisme Québec, le gouvernement du Canada, la Ville de Joliette, Desjardins, Yamaha Musique, Power Corporation du Canada, Ratelle, Air Canada, Canimex, la Société de la Place des Arts, la Fondation J.-A. DeSève, la Fondation Azrieli, la Fondation Sandra et Alain Bouchard, La Fabrique culturelle, la ville de Notre-Dame-des-Prairies et les municipalités de la région dont Saint-Charles-Borromée, ainsi que ses nombreux partenaires du domaine de la culture, des médias, de l’hôtellerie et de la restauration.

Le Festival de Lanaudière dévoile
la Maison de la musique René-Charette

Le Festival de Lanaudière annonce la création de la Maison de la musique René-Charette. Ce projet structurant contribuera aussi à la cohésion de la scène musicale lanaudoise grâce à une salle multifonctionnelle, une autre consacrée à la médiation culturelle, ainsi qu’une médiathèque permettant aux musiciens de la région de consulter les collections de partitions et disques du Père Lindsay. Il permettra l’accueil d’organismes musicaux de la région de Joliette.

Située au 165 rue Saint-Paul, au cœur de Joliette, elle deviendra le quartier général de la musique classique dans Lanaudière et aura une vocation multiple et à très vaste portée :

Favoriser la concertation du milieu musical de Lanaudière avec des lieux de création, résidence, production, diffusion et administration à prix abordables;

Offrir un endroit permettant des rencontres entre le public et les créateurs par des projets éducatifs avec des acteurs locaux ou en synergie avec eux;

Implanter un pôle d’expertise en éducation musicale pour une plus grande cohésion des efforts pour la formation d’une relève musicale.

La mise en chantier de l’édifice s’amorcera dans les prochains mois en vue d’une inauguration au début de 2023.

Épicentre musical et culturel

En vertu de ses espaces vastes et lumineux, la Maison de la musique René-Charette accueillera des activités culturelles contribuant à l’enrichissement individuel et collectif. Elle regroupera :

Une salle de spectacle d’environ cent places pour des récitals, enregistrements, répétitions, résidences de création, etc.;

Un espace adjacent pour des rencontres publiques, activités de médiation culturelle, conférences, etc.;

Une médiathèque de partitions et de disques pour les musiciens de la région;

Le siège social du Festival et d’organismes culturels partenaires.

Des partenaires qui s’engagent

Une telle initiative s’inscrit dans un exercice mené depuis deux ans par l’équipe du Festival pour positionner la région de Lanaudière comme le pôle indéniable de la musique classique au Canada. Le projet représente un investissement de deux millions et demi (2,5 millions$), incluant le don du bâtiment par M. Gérard Descheneaux, d’une valeur de sept cent dix-neuf mille dollars (719 000$), et une campagne de financement auprès de la communauté d’affaires, avec un objectif de neuf cent mille dollars (900 000$). De nombreux partenaires importants ont déjà répondu présents, dont le Fonds régions et ruralité, du ministère des Affaires municipales et de l’Habitation du Québec, qui lui a octroyé cinq cent mille dollars (500 000$), et la Ville de Joliette, qui contribue au projet à hauteur de cent vingt-cinq mille dollars (125 000$). Plusieurs entreprises locales et nationales, fondations et mécènes individuels seront également annoncés dans un deuxième temps, lors du dévoilement des résultats de la campagne de financement.

Partenaire de la première heure, Desjardins est fier d’être associé à la grande salle de spectacle de la Maison de la musique René-Charette. «La salle Prélude enrichira notre communauté en permettant de vivre des moments privilégiés avec des acteurs d’ici et d’ailleurs dans différentes disciplines,» mentionne Joël Landry, directeur général de la Caisse Desjardins de Joliette et du Centre de Lanaudière.  En plus de la contribution de cent mille dollars (100 000$), attribuée par le Fonds d’aide au développement du milieu de la Caisse, le projet a bénéficié d’un appui de cent vingt-cinq mille dollars (125 000$) cette fois de la part du Fonds du Grand Mouvement. En participant à ce projet, nous démontrons, une fois de plus, notre engagement envers la culture dans notre région. En mon nom personnel et au nom du Mouvement Desjardins, je dis bravo et bon succès à ce nouveau lieu de diffusion de la culture. »

Projet structurant pour la région

Avec une telle initiative, le Festival de Lanaudière confirme son rôle de carrefour musical exceptionnel pour le Québec et l’international. Il vise en plus la démocratisation de la musique classique et l’éducation musicale pour la communauté locale.

«La Maison de la Musique, c'est le prolongement de la vision des fondateurs du Festival dans l'ici et maintenant: celle d'une interaction permanente, à longueur d'année, entre le Festival et la communauté dans laquelle il prend racine. Elle se veut pour tous un lieu d'éveil, d'exploration et de découverte, un lieu de rencontre et de participation à la vie culturelle de la région», explique Renaud Loranger, directeur artistique du Festival.

Fruit de la vision fédératrice du Festival, ce lieu sera résolument axé sur la musique classique. Il servira tant l’industrie musicale (musiciens, orchestres, entreprises, etc.) que le grand public. À l’échelle locale, elle favorisera l’engagement de la communauté par une programmation d’activités riche d’apprentissages et de découvertes toute l’année. «La Maison de la musique René-Charette sera le théâtre de rencontres entre le public, de musiciens amateurs et des musiciens professionnels», indique Xavier Roy, directeur général du Festival. «Elle consolidera aussi notre engagement auprès des jeunes, avec la mise sur pied d’un pôle d’expertise en éducation musicale.»

Hommage à un mélomane visionnaire

Le Festival de Lanaudière a reçu le don historique de cet édifice par l’homme d’affaires joliettain Gérard Descheneaux, fervent amateur d’art et ami du Festival depuis longtemps. La Maison de la musique René-Charette a été nommée en l’honneur d’un amoureux de musique classique, membre du trio des fondateurs du Festival (avec Fernand Lindsay et Marcel Masse) et instigateur de l’Amphithéâtre Fernand-Lindsay. Dès la fondation du Festival, René Charette y a été très impliqué, jusqu’à son dernier souffle le 4 juillet 2019. En accord avec la famille Charette, le Festival de Lanaudière trouvait important de souligner son immense héritage légué à la culture dans la région, dont le rayonnement dépasse aujourd’hui nos frontières.

La Fondation du Festival de Lanaudière
crée le Fonds Jacques-Martin

La Fondation du Festival de Lanaudière vient de créer le Fonds Jacques-Martin, afin d’honorer la contribution exceptionnelle de M. Jacques Martin au développement du Festival de Lanaudière et de sa Fondation. Ce fonds, démarré grâce à un capital de cent mille dollars (100 000$) de la Fondation, financera des initiatives du Festival qui encourageront de talentueux musiciens classiques émergents dans la poursuite d’une carrière professionnelle prometteuse.

«Ce fonds constituera un pont entre la formation universitaire et la vraie vie d’artiste», indique Jacques Martin, dont la famille a également contribué significativement au Fonds. Chaque année, le Festival en percevra les intérêts, puis ils seront investis dans des projets correspondant aux critères établis, en accord avec la famille Martin, principalement Jacques et son épouse Colette.

Bénéficiant d’un appariement des gouvernements fédéral et québécois, le Fonds pourra croître grâce aux donateurs désireux d’épauler l’épanouissement des talents musicaux classiques naissants du Québec et du Canada. Déjà, ils peuvent y démontrer leur encouragement envers la relève en versant un montant de leur choix au Fonds Jacques-Martin.

Jacques Martin : Trois décennies de dévouement

En portant son nom, cette initiative honore Jacques Martin pour son engagement profond, son apport inestimable et sa participation de plus de trente ans aux conseils d’administration du Festival et de sa Fondation.

«M. Martin a joué un rôle majeur dans la vie culturelle de Lanaudière», explique Éric Prud’homme, président de la Fondation du Festival. «En tant que maire de Joliette de 1982 à 1990, il a été à l’origine de nombreux projets mettant de l’avant la culture. Son engagement de cœur avec le Festival est immense. Et que dire de la durée! Il a toujours cru au grand potentiel de cet événement, et son amour de la musique l’a amené à soutenir l’important projet d’Amphithéâtre dans les années quatre-vingt.»

En 1993, Jacques Martin est devenu président du conseil d’administration du Festival de Lanaudière. Il a également participé à la création de la Fondation du Festival, dont il a été administrateur jusqu’en 2020, dans le but d’en assurer la pérennité. Après son départ, l’équipe souhaitait souligner son apport. «La musique a été centrale dans la contribution de la famille Martin à la région», rappelle Xavier Roy, directeur général du Festival. «Le legs de M. et Mme Martin aidera plusieurs musiciens émergents à déployer leur talent vers de riches carrières internationales.»

Le premier projet financé par le Fonds, dès cette année, permettra à six jeunes musiciens classiques prometteurs de passer quelques jours à Joliette pendant le Festival de Lanaudière. Ils y rencontreront notamment tous les artistes internationaux présents. Ainsi, ils pourront se développer un riche réseau dans le milieu de la musique, en plus de s’y produire lors d’un événement pendant le Festival. Également soutenue par la Fondation Père Lindsay, ainsi que d’autres partenaires de la région, l’initiative fera l’objet d’une annonce subséquente. «Ce premier projet nous enthousiasme beaucoup», lancent Colette et Jacques Martin. «Aider les jeunes musiciens dotés d’une grande réputation nationale à faire le saut à l’international, c’est dans nos cordes!»

Le Festival de Lanaudière commande deux œuvres
au compositeur Samy Moussa

Dans un geste qui marque son engagement envers les créateurs d'aujourd'hui, le Festival de Lanaudière s'associe pour la première fois de son histoire à l'Orchestre philharmonique de Vienne, ainsi qu'à l'Opéra national des Pays-Bas pour la commande de deux œuvres au compositeur et chef d'orchestre québécois Samy Moussa.

Cette alliance avec des institutions internationales majeures positionne Lanaudière comme plaque tournante de la musique classique en Amérique. «Cette démarche s'inscrit dans la durée. De tels partenariats assurent le rayonnement du Festival et de ses artistes dans les plus hautes sphères du cosmos musical international», explique le directeur artistique, Renaud Loranger.

Personnalité artistique incontournable, tant au Canada qu'ailleurs dans le monde, Samy Moussa est un choix évident pour cette initiative du Festival de Lanaudière. «Il est l'un des talents les plus fulgurants à émerger chez nous ces dernières années, et fait déjà figure de précurseur. Il est naturel pour Lanaudière de s'associer à lui pour poser de nouveaux jalons dans une carrière déjà exceptionnelle», poursuit M. Loranger.

La première des deux œuvres, intitulée Elysium, est présentée en première mondiale ce 18 septembre 2021, à la basilique de la Sagrada Familia à Barcelone, lors d'un concert spécial de l'Orchestre philharmonique de Vienne – commanditaire principal de la pièce – sous la direction de Christian Thielemann.

Également co-commande de l'Orchestre symphonique de Vancouver, Elysium sera donnée en première canadienne par ce dernier au début 2022, avant d'être entendue au Festival de Lanaudière lors d'une édition subséquente.

La seconde, Antigone, est un oratorio pour choeur féminin et orchestre, sur un livret du compositeur reprenant des textes de l'Antiquité grecque. Commande de l'Opéra national des Pays-Bas (Dutch National Opera & Ballet, Norwegian Opera & Ballet) et du Festival de Lanaudière, elle sera présentée à Amsterdam à la saison 2023-2024, puis donnée par la suite en première nord-américaine à l'Amphithéâtre Fernand-Lindsay.

À propos de Samy Moussa

Né à Montréal en 1984, Samy Moussa est diplômé de l'Université de Montréal en composition et en direction d'orchestre. Établi en Allemagne depuis plus d'une décennie, il entretient des liens privilégiés avec les orchestres canadiens, notamment l'Orchestre symphonique de Montréal (OSM), l'Orchestre symphonique de Toronto, dont il est artiste en résidence pour la saison 2021-2022, et l'Orchestre symphonique de Québec.

En Europe, il a entre autres dirigé le Bayerisches Staatsorchester, l'Orchestre symphonique de la Radio de Vienne, l'Orchestre symphonique de la MDR de Leipzig, et l'Orchestre de chambre de Zürich. Il a écrit et été joué par l'Orchestre symphonique de Dallas, l'Orchestre philharmonique de Bruxelles, le DSO Berlin, l'Orchestre symphonique de Toronto, l'Orchestre symphonique de Montréal et l'Orchestre symphonique de la Radio Bavaroise, et vient de faire ses débuts aux prestigieux BBC Proms de Londres. Son travail est particulièrement apprécié par des chefs tels que Stéphane Denève, Christoph Eschenbach, Hannu Lintu et Kent Nagano.

Pensionnaire de la Villa Massimo de l'Académie allemande à Rome (2018-2019), il a été récipiendaire du Prix Hindemith du Festival de Schleswig-Holstein (2017), du Prix des compositeurs de la Fondation Ernst-von-Siemens (2013) et lauréat de la Fondation Banque Populaire (2020). Il vient de remporter le prix Juno 2021 de composition classique de l'année pour son Concerto pour violon Adrano.

À propos de l'Orchestre philharmonique de Vienne

Fondé en 1842, l'Orchestre philharmonique de Vienne est étroitement associé à l'histoire et à la tradition de la musique classique européenne. Orchestre légendaire, il a créé certaines des plus grandes œuvres du répertoire et a intimement collaboré avec des compositeurs comme Brahms, Bruckner, Mahler et Strauss. Il est notamment connu pour son Concert du Nouvel An, événement tenu depuis 1941, retransmis dans plus de quatre-vingt-dix pays, et vu par des millions de téléspectateurs.

À propos de l'Opéra national des Pays-Bas

L'Opéra national des Pays-Bas se démarque à l'international pour la qualité et l'audace des productions d'opéra qu'il présente. L'une des plus grandes organisations culturelles des Pays-Bas, il est particulièrement engagé dans la redécouverte de répertoire rarement joué et la création de nouvelles œuvres en plus de présenter de nouvelles approches du répertoire classique.

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