Le Musée d’art de Joliette a pour mission d’acquérir, de conserver, de mettre en valeur et de diffuser des œuvres anciennes et contemporaines d’artistes québécois, canadiens et étrangers au moyen d’expositions et d’activités culturelles et éducatives.
La collection du Musée d’art de Joliette est aujourd’hui composée de huit mille cinq cents œuvres réparties en quatre collections : art canadien, art européen, art contemporain et archéologie. La politique d’acquisition ou de documentation du Musée, de même que ses nombreuses collaborations avec d’autres institutions du Québec, du Canada et de l’étranger, lui permettent d’atteindre ses objectifs de conservation de sa collection et de demeurer extrêmement dynamique sur le plan de la recherche.
S’adressant à un public de tous les âges, le Musée d’art de Joliette inscrit ses actions dans une démarche de démocratisation culturelle visant à rendre accessibles les connaissances émergentes dans le domaine des arts visuels. La diffusion de ces connaissances se concrétise par la mise sur pied d’expositions permanentes et temporaires ainsi que par la publication de catalogues, la mise en circulation d’expositions, la réalisation de projets hors les murs, le prêt d’œuvres d’art et un programme de visites commentées et d’activités éducatives et culturelles (conférences, rencontres-causeries, concerts, lectures publiques et voyages culturels).
Le Musée d’art de Joliette (MAJ), en partenariat avec la Fondation du Musée d’art de Joliette (FMAJ), est heureux d’annoncer la remise du prestigieux Prix Monique-et-Robert-Parizeau à l’artiste Mitch Mitchell, en reconnaissance de sa contribution exceptionnelle aux arts d’impression. Ce prix vient couronner une carrière marquée par un engagement profond et une approche novatrice de l’art imprimé.
Le jury a tenu à souligner le dévouement de Mitch Mitchell pour les arts d’impression, tant dans sa pratique artistique que son enseignement. Mitchell se distingue par une approche audacieuse et visionnaire, créant des installations saisissantes qui explorent des thèmes variés d’une grande profondeur, offrant une expérience immersive et inspirante aux publics.
Le jury a également salué la grande qualité et la diversité des pratiques des candidats en lice cette année, ce qui témoigne de la vitalité et du dynamisme des arts imprimés au Québec et au Canada. Le jury était composé d’Annie Gauthier, directrice générale et conservatrice en chef du MAJ; Jean-Michel Parizeau, représentant de la famille Parizeau; Julie Alary Lavallée, conservatrice des collections du MAJ; Jean-François Bélisle, directeur du Musée des beaux-arts du Canada; Peggy Davis, professeure en histoire de l’art à l’UQAM; et Élisabeth Mathieu, directrice générale et artistique de la Biennale internationale d’estampe contemporaine de Trois-Rivières.
«Nous sommes honorés de pouvoir décerner cette distinction assortie d’une bourse de quinze mille dollars (15 000$) et d’une présentation publique, permettant de mettre en lumière l’apport précieux des artistes en arts imprimés» a déclaré Annie Gauthier, directrice générale du MAJ. «Grâce à la générosité de la famille Parizeau, ce prix contribue à la valorisation des arts imprimés et au rayonnement des artistes québécois. L’ensemble du milieu professionnel gagne lorsqu’un tel Prix est créé et décerné aux artistes».
Profil du lauréat
Mitch Mitchell est un artiste qui explore les psychologies du travail et les histoires familiales à travers la production de pratiques basées sur l'impression. En altérant la surface banale, ses œuvres sculpturales et performatives suggèrent des notions de traumatisme et de fragilité de la psyché humaine à travers la production physique de masse de multiples objets historiques et/ou leur transformation. Les constructions de ses multiples corpus d'œuvres adoptent des matériaux de nature démocratique, la rouille, la farine, l'eau, le papier journal et le travail, intégrant aux surfaces sculpturales des notions d'industrie, de temps, d'alchimie et d'impact de la performance physique sur la psyché. Il a remporté de nombreux prix nationaux et internationaux pour son travail. Ses œuvres fait partie de collections muséales et privées, notamment du Boston Museum of Fine Arts, de la Art Gallery of Nova Scotia, du Serrelves Contemporary Museum of Art (Portugal) et de la Art Gallery of Alberta.
À propos du Prix Monique-et-Robert-Parizeau
Le Prix Monique-et-Robert-Parizeau, administré par le MAJ et la FMAJ, a été créé en 2023 pour rendre hommage à Monique Parizeau, artiste dévouée à l’art de l’estampe. Afin de perpétuer cet héritage, le prix est financé par le Fonds de dotation Monique-et-Robert-Parizeau. Durant les quatre premières années d’un cycle de cinq ans, un prix de quinze mille dollars (15 000$) est attribué chaque année à un ou une artiste dont le travail démontre une innovation significative dans les arts imprimés. La cinquième année, les lauréat·e·s des années précédentes seront invité·e·s à participer à une exposition collective au MAJ, offrant ainsi au public l’occasion de découvrir leurs œuvres exceptionnelles.
À propos du Fonds Monique-et-Robert-Parizeau
Créé en 2022 par la Fondation du Musée d’art de Joliette, le Fonds Monique-et-Robert-Parizeau soutient le Prix en finançant cette reconnaissance dédiée aux innovations marquantes dans le domaine des arts imprimés au Canada.
Sur la photo : De gauche à droite : Mitch Mitchell, Annie Gauthier (directrice générale et conservatrice en chef au MAJ) et Odile Brunelle Beauchemin (directrice générale de la FMAJ). Crédit : Musée d’art de Joliette.
Le Musée d’art de Joliette est fier d’annoncer la nomination d’Ariane De Blois en tant que conservatrice de l’art contemporain. Historienne de l’art, commissaire d’exposition et autrice, Ariane De Blois cumule plus de quinze ans dans le milieu artistique. Grâce à sa formation académique, à la richesse de ses expériences passées et à son lien avec notre région, elle s’impose comme le choix idéal pour ce poste stratégique.
Détentrice d’un doctorat en histoire de l’art de l’Université McGill (2014), Ariane De Blois a joué un rôle clé dans le commissariat de plus d'une quinzaine d'expositions collectives et individuelles, au Québec et à l'international. Parmi ses réalisations notables figurent la rétrospective COZIC. À vous de jouer au Musée national des beaux-arts du Québec et l’exposition Pièce pour cinq interprètes, lumière rose et silence de Stéphane Gilot à la douzième Biennale de La Havane.
Depuis 2020, elle occupait le poste de directrice artistique et éditoriale du centre d'exposition Plein sud à Longueuil, où elle a mis en lumière des artistes tels qu'Eve Tagny, Karen Tam et Anahita Norouzi à travers une série d'expositions marquantes. Son plus récent projet commissarial, P pour Palestine, est présenté cet automne à Plein sud et à L’Œil de Poisson.
De plus, Ariane De Blois est reconnue pour ses compétences rédactionnelles et éditoriales. Elle a récemment remporté le prix d'excellence de la Société de développement des périodiques culturels québécois (SODEP) dans la catégorie recension critique pour un texte paru dans la revue Esse arts + opinions. Ses écrits, publiés dans diverses revues et catalogues d'exposition, témoignent de son analyse fine des enjeux sociaux et artistiques contemporains. Dans le passé, elle a aussi signé quelques-unes des notices d’œuvres pour le Catalogue des collections du Musée d’art de Joliette et pour son exposition permanente, Les îles réunies. Elle a également siégé au conseil d’administration du Musée d’art de Joliette de 2009 à 2016. Ce lien profond avec le musée et sa communauté nourrit son désir de contribuer activement à son rayonnement.
«Native de Joliette, j’ai vu ma première exposition d’art contemporain au Musée d’art de Joliette lors d’une visite scolaire. Ce musée occupe donc une place spéciale pour moi et je suis ravie de rejoindre son équipe. Je suis fascinée par l’histoire et animée par les enjeux politiques actuels. À mon sens, l'art contemporain est un vecteur essentiel pour décrypter notre époque et pour réenchanter le réel,» déclare Ariane De Blois.
Toute l’équipe du Musée lui souhaite la bienvenue. Ariane De Blois entre en poste de manière progressive afin d’occuper pleinement ses nouvelles fonctions à partir du 15 octobre 2024.
Une troisième murale coproduite par le Musée d’art de Joliette et le Centre d’amitié autochtone de Lanaudière sera inaugurée le 5 octobre 2024. Après Eruoma Awashish en 2020, puis Marie-Claude Néquado en 2022, c’est au tour de l’artiste Catherine Boivin de réaliser l’œuvre qui occupera pendant deux ans un espace hautement symbolique à l’entrée du Musée et de la Ville de Joliette.
«Nous avons très hâte de présenter au public la murale Ke miritan [Ce que je vais te donner], de l’artiste atikamekw nehirowisiw Catherine Boivin. Avec ce programme de murales développé en 2020 avec le Centre d’amitié autochtone de Lanaudière, nous souhaitons travailler concrètement au dialogue et au rapprochement entre les peuples et contribuer significativement au rayonnement de l’art autochtone», déclare Annie Gauthier, directrice générale et conservatrice en chef du Musée d’art de Joliette.
«Depuis plusieurs années, le Centre d’amitié autochtone de Lanaudière tisse des liens profonds avec les acteurs culturels de la région et cette troisième murale démontre la volonté du milieu de s’unir et de laisser la place aux voix autochtones de façon pérenne dans des endroits centraux de la vie citoyenne. Cette initiative a d’abord été une réponse à la mort tragique de Joyce Echaquan et elle se transforme doucement en symbole puissant qui nous rappelle que l’art est un vecteur de changements sociaux», souligne Sabrina Paton, coordonnatrice de développement culturel au Centre d’amitié autochtone de Lanaudière.
Inauguration en présence de l'artiste Catherine Boivin
Le samedi, 5 octobre, de treize heures à quatorze heures
À l’occasion du vernissage automnal du Musée d’art de Joliette
Prise de parole et goûter
Performance de l’artiste
Gratuit et ouvert à toutes et à tous – aucune réservation requise
À propos de l'oeuvre
La murale Ke miritan [Ce que je vais te donner], de l’artiste atikamekw nehirowisiw Catherine Boivin, aborde le thème de la transmission, sous l’angle de la réparation et de la résilience, deux enjeux qui étaient également au cœur des murales précédentes, Mackwisiwin [La force] par Eruoma Awashish (2020) et Mirwatisiwin [La guérison] par Marie-Claude Néquado (2022), crées en mémoire de la mort de Joyce Echaquan.
En atikamekw, c’est par l’expression «dans ton sang» que l’on nomme la transmission, le fait de se souvenir. Par son œuvre, l’artiste rend hommage à cet héritage et à la mémoire de ses ancêtres qui circule en elle, qu’elle peut à son tour léguer et réinterpréter.
Avec Ke miritan [Ce que je vais te donner], Catherine Boivin pose un regard actuel sur sa culture atikamekw. Elle s’intéresse aux legs des savoirs liés au territoire, aux plantes et à leur potentiel de guérison, à leur représentation à travers l’ornementation des vêtements ou des mocassins, ainsi qu’au geste de fabrication de ces habits. Connaissances et savoir-faire s’entremêlent ici comme autant de transmissions possibles des cultures autochtones, qui se révèlent dans le travail des matériaux bruts et des matières végétales, issues de la terre et intrinsèquement connectées au territoire, comme au corps.
À propos de l'artiste
Fortement inspirées par la culture atikamekw, les œuvres de Catherine Boivin suscitent des réflexions sur l’actualité, la modernité et l’histoire. L’artiste aborde des thèmes qui touchent particulièrement les peuples autochtones, tels que le rôle des femmes, les critères de beauté, les stérilisations forcées, l’occupation du territoire et le colonialisme. Ce faisant, Catherine Boivin déconstruit les visions stéréotypées (autant positives que négatives) et propose une lecture personnelle et contemporaine de sa culture.
Adepte de course à pied, de musculation et de sport, l’artiste approfondit sa corporalité en questionnant comment l’endurance physique s’incarne dans les pratiques culturelles, du nomadisme jusqu’à aujourd’hui. Elle travaille la peinture, la sculpture et la performance tout en explorant des médiums tels que la vidéo, le son et le dessin numérique. À travers ses performances, l’artiste crée ses propres rituels afin de soigner les maux et réalise des gestes pour faire irradier la résilience sur les blessures.
Originaire de la communauté de Wemotaci, Catherine Boivin est atikamekw nehirowisiw, habitant la communauté abénakise d’Odanak. Elle a notamment participé à l’exposition collective De tabac et de foin d’odeur. Là où sont nos rêves (2019, Musée d’art de Joliette). D’abord présentée à daphne, centre d’art autochtone autogéré (2022, Tio’tia:ke / Montréal), Nikotwaso a été sa première exposition solo. Depuis 2022, elle siège sur le conseil d’administration du Wapikoni Mobile. Marathonienne, danseuse de fancy shawl, conférencière et militante, Catherine Boivin cumule plusieurs rôles dont celui de créatrice de contenu, afin de sensibiliser aux questions autochtones sur les réseaux sociaux.
La Fondation du Musée d’art de Joliette est très heureuse d’accueillir Robert Lupien au sein de son conseil d’administration.
Spécialiste reconnu des relations publiques, des relations gouvernementales et des communications d’affaires, Robert Lupien possède une expérience de près de cinquante ans dans le domaine de la communication, des relations publiques et des relations d’affaires. Il fait partie du cabinet de relations publiques NATIONAL depuis dix-huit ans, à titre de directeur, Affaires corporatives, de vice-président et leader, secteur Fabrication et manufacturier et maintenant en tant que conseiller spécial – communication d’entreprises. Auparavant, il a été vice-président, Affaires corporatives, chez Cohn & Wolfe, et ce, après avoir occupé divers postes en communications et marketing, en journalisme, ainsi que comme directeur de cabinet au niveau municipal et conseiller en matière de communication au sein de deux ministères québécois entre 1982 et 1985.
Jusqu’en 2017, il fut le président du Comité de responsabilité corporative regroupant les représentant·e·s des bureaux du Cabinet de relations publiques NATIONAL au Canada, aux États-Unis et en Europe.
«La Fondation du Musée d’art de Joliette se développe à la vitesse grand V depuis quelques années, souligne Yvan Guibault, président de la Fondation du Musée d’art de Joliette. L’arrivée de Robert Lupien au sein de notre CA va nous aider à structurer notre institution, notre croissance et à faire des choix judicieux sur le plan du développement stratégique et de la gouvernance. Son implication au sein de notre organisme est une excellente nouvelle pour nous, mais aussi pour la philanthropie culturelle en région.»
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