Lanaudart logo Édition octobre 2021 / 54e édition
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Depuis quatre ans!
Mise à jour: 30 septembre 2021
Musée d'art de Joliette

Le Musée d’art de Joliette a pour mission d’acquérir, de conserver, de mettre en valeur et de diffuser des œuvres anciennes et contemporaines d’artistes québécois, canadiens et étrangers au moyen d’expositions et d’activités culturelles et éducatives.

La collection du Musée d’art de Joliette est aujourd’hui composée de huit mille cinq cents œuvres réparties en quatre collections : art canadien, art européen, art contemporain et archéologie. La politique d’acquisition ou de documentation du Musée, de même que ses nombreuses collaborations avec d’autres institutions du Québec, du Canada et de l’étranger, lui permettent d’atteindre ses objectifs de conservation de sa collection et de demeurer extrêmement dynamique sur le plan de la recherche.

S’adressant à un public de tous les âges, le Musée d’art de Joliette inscrit ses actions dans une démarche de démocratisation culturelle visant à rendre accessibles les connaissances émergentes dans le domaine des arts visuels. La diffusion de ces connaissances se concrétise par la mise sur pied d’expositions permanentes et temporaires ainsi que par la publication de catalogues, la mise en circulation d’expositions, la réalisation de projets hors les murs, le prêt d’œuvres d’art et un programme de visites commentées et d’activités éducatives et culturelles (conférences, rencontres-causeries, concerts, lectures publiques et voyages culturels).

Les îles réunies

Les îles réunies est l’exposition permanente du Musée d’art de Joliette. Rassemblant une centaine d’œuvres de la collection, cette présentation ne dispose d’aucune contrainte chronologique ou thématique. L’exposition met en relation tant des œuvres du XIVe siècle que des installations récentes. À travers les différentes disciplines des arts visuels, des créateurs tels Paul-Émile Borduas, Isabelle Hayeur, Ozias Leduc, et Guido Molinari y sont représentés et s’y donnent la réplique.

La magie de cette exposition réside dans le pouvoir d’interpellation des œuvres entre elles. Un détail d’une sculpture pourra, par exemple, trouver une correspondance dans une photographie disposée à proximité. Toute la finesse de la mise en espace et du jeu muséologique pourra y être admiré. Les îles réunies vous convie donc à une rencontre éphémère du passé et de l’actuel, dans un choc de sens et de significations.

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Le temps suspendu de Claudie Gagnon

Réalisée dans le cadre de la Politique d’intégration des arts à l’architecture, Collections, le temps suspendu est une installation de l’artiste multidisciplinaire Claudie Gagnon. Fixée au-dessus de l’escalier qui mène au toit du Musée, l’œuvre se compose de centaines d’objets en verre et en cristal. Suspendue à une plaque d’acier inoxydable polie, l’installation est rehaussée par un effet miroir saisissant. À la tombée de la nuit, Collections, le temps suspendu demeure visible de la rue, puisqu’un éclairage a été conçu en conséquence. Vue de loin, elle produit une nuée scintillante qui varie au gré de la lumière naturelle. Admirée en proximité, elle laisse place à l’observation de fins détails.

Mise en abîme de la fonction première du musée, Collections, le temps suspendu rassemble des centaines d’objets de brocante qui rappellent des artéfacts trouvés dans des cabinets de curiosités d’un autre temps. Les pièces ainsi regroupées sont issues de différents pratiques et métiers dont les sciences et les arts. Comme s’ils étaient figés dans le temps, ces objets composent une œuvre ludique qui interpelle l’imaginaire.

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Souriez! Les émotions au travail

À propos

Cette exposition collective qui rassemble des artistes québécois, canadiens et internationaux aborde le rôle et la nature des émotions dans le monde du travail et plus généralement dans notre culture technologique capitaliste. Le projet se construit en deux parties, l’une consacrée aux émotions générées par les transformations contemporaines du travail, l’autre aux émotions littéralement mises au travail. Ces deux grandes sections de l’exposition s’articulent autour des interrogations suivantes : quels sont les impacts des transformations du marché et des conditions de travail sur les corps, les gestes, les émotions et les comportements des travailleurs? Comment les émotions font-elles l’objet d’un travail et comment sont-elles marchandisées dans une économie de services où la capacité des travailleurs à maîtriser l’expression de leurs émotions (ce qu’on appelle le «travail émotionnel») joue un rôle important et où la technologie est utilisée pour transformer ce que nous ressentons en capital exploitable?

Les émotions dans le travail

Le modèle du travail indépendant, dont on vante le rythme et l’horaire plus flexible permettant une meilleure qualité de vie, se généralise et donne naissance à la multiplication des espaces de travail partagés. Combiné à l’explosion des technologies numériques, ce modèle, qui a plusieurs points en commun avec le statut de l’artiste (qui fait aussi un travail autonome), mène à ce qu’on a appelé l’«ubérisation du travail», qui reprend, sous une autre forme, la logique du travail à la pièce. Les effets négatifs propres à ce type de relation d’emploi touchent un nombre grandissant de travailleurs, qui se voient dans l’obligation d’endosser toutes les responsabilités entrepreneuriales, et le poids psychologique et émotionnel que cela génère, et ce, le plus souvent sans protection sociale et sans parvenir à sortir de la précarité. Dans ce contexte comme dans celui des entreprises plus traditionnelles, les attentes des employeurs sont de plus en plus grandes : il ne suffit plus de bien faire son travail, il faut faire preuve de «proactivité» et de créativité tout en acceptant d’entrer dans une logique d’autoamélioration permanente. Les gestionnaires mettent d’ailleurs en place des séminaires et des activités de renforcement d’équipe pour favoriser le bien-être, mais aussi, par la bande, la productivité des travailleurs. Après avoir longtemps été réprimées dans le monde du travail, les émotions sont donc maintenant investies par les processus managériaux avec des conséquences positives (l’écoute et la communication sont encouragées) et négatives (ces méthodes qui instrumentalisent et normalisent les émotions constituent une forme toujours plus intrusive de contrôle).

Les émotions mises au travail

S’intéresser aux émotions au travail, c’est aussi prendre en compte la manière dont elles font l’objet d’un travail. Une économie de services, dans laquelle la satisfaction du client est reine, valorise les compétences émotionnelles (contrôler ses sentiments, interpréter et performer le langage non verbal approprié selon différentes situations, interagir avec autrui, etc.). Cela dit, un effort émotionnel est requis dans tous les rapports interpersonnels, par exemple interagir avec ses supérieurs, ses clients ou ses collègues, ce qui met les émotions au cœur d’emplois de tous types, à divers degrés. Le travail émotionnel reste souvent invisible, implicite et peu valorisé, ce qui fait l’objet de revendications dans certains milieux. Pensons à certaines professions liées aux services à la personne et aux soins, historiquement et toujours majoritairement exercées par des femmes.

Les artistes de cette exposition nous font réfléchir à ces enjeux et aux injustices raciales et de genre qui les traversent, par l’entremise d’œuvres qui les mettent en évidence, les critiquent ou y résistent.

À noter

Cette exposition contient plusieurs œuvres vidéos. Nous suggérons de prévoir un temps de visite important si vous souhaitez les visionner dans leur entièreté.

Cette exposition est réalisée avec le soutien de l’Institut Français, du Goethe Institute, du Musée d’art contemporain de Montréal, du Centre canadien d’architecture, de Vidéographe et de PRIM, en collaboration avec Diagonale.

Commissaires : Anne-Marie St-Jean Aubre, conservatrice de l’art contemporain, Musée d’art de Joliette et Maud Jacquin, commissaire indépendante

Du 2 octobre 2021 au 9 janvier 2022

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Résurgence : L’estampe au Nunavik 2014-2019

À propos

L’exposition Résurgence : l’estampe au Nunavik 2014-2019 regroupe une soixantaine de linogravures réalisées dans le cadre d’ateliers itinérants donnés dans neuf communautés du Nunavik. Elle est présentée dans la salle Harnois du Musée d’art de Joliette (MAJ) du 2 octobre 2021 au 9 janvier 2022. Maggie Napartuk et Qumaq Mangiuk Iyaituk, deux artistes du Nunavik engagées dans le projet depuis ses débuts, se sont jointes à Lyne Bastien, artiste montréalaise qui a contribué à la relance de l’estampe dans la région, pour assurer le commissariat de l’exposition.

L’exposition est intégrée au circuit des expositions parallèles de la douzième Biennale internationale d’estampe contemporaine de Trois-Rivières. Elle est également le fruit d’un partenariat avec l’Institut culturel Avataq qui prête les linogravures de sa collection pour l’événement du MAJ. De plus, grâce au soutien d’Avataq, une version réduite de Résurgence sera présentée en 2022 dans différentes communautés du Nunavik et un catalogue sera publié.

Cinquante ans après les premières expériences en gravure à Puvirnituq à la fin des années 1960, un constat s’impose : les artistes inuit demeurent fidèles à eux-mêmes, ainsi qu’à leurs valeurs et symboles ancestraux. La majorité des images créées par les artistes contemporains évoquent des traditions et des coutumes inuit témoignant d’un profond désir de garder cette culture vivante. Résurgence fait état d’une pratique actuelle au Nunavik avec une collection d’estampes donnant à voir la réalité inuit dans toute sa richesse et sa diversité.

Cette exposition, présentée par le Musée d’art de Joliette, en collaboration avec la Biennale internationale d’estampe contemporaine de Trois-Rivières et l’Institut culturel Avataq, bénéficie du soutien du Conseil des arts et des lettres du Québec et de la Société Makivik.

Artistes

Mary Adams, Piatsi Ainalik, Davidialuk Alasua Amitu, Cecilia Angnatuk, Elaisa Annahatak, Irrayu Anogak, Maggie Cain, Putulik Ilisituk, Lucasi Iyaituk, Qumaq M. Iyaituk, Mattiusi Iyaituk, Jessie Koneak Jones, Eva K. Kasudluak, Sara Lisa Kasudluak, Passa Mangiuk, Siasi Mark, Maggie Napartuq, Johnny Oovaut, Lisi Maggie Thomassie, Mary Paningajak, Louisa Pauyungie, Ulaayu Pilurtuut, Manu Qaunnaaluk, Aida Qumaluk, Siasi Smiler Irqumia, Joe Talirunili, Mark Tertiluk, Charleen Watt

Commissaires : Maggie Napartuk, Qumaq M. Iyaituk et Lyne Bastien

Du 2 octobre 2021 au 9 janvier 2022

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Constellation/Les Impatients

À propos

Les Impatients est un organisme de création et de diffusion en art hors-norme, singulier et brut dont la principale mission est de venir en aide à des personnes ayant des problèmes de santé mentale par le biais de l’expression artistique. L’organisme accueille plus de huit cent cinquante participant.e.s par semaine dans vingt points de service au Québec, dont un se situe au cœur même du Musée d’art de Joliette.

Les pièces de l’exposition Constellation présentent l’authenticité, l’originalité esthétique ainsi que le potentiel anthropologique, sociologique et patrimonial que l’on retrouve au sein de la collection des Impatients. Ces portraits, maisons et abstractions donnent également un aperçu de la diversité des univers singuliers qu’on retrouve tant dans les ateliers que dans la collection.

Artistes

Ugo Beaudoin-Perreault / François Ducas / Roger Duval / Daniel Huot / Michel Laplante / Philippe Lemaire / Antonio Mazza / Frank Merulla / Dinh Duong Nguyen / Etienne O’Leary / Romain Peuvion / Jean-Marc Poissant / Guy Richard / Audrey Taylor / Louis Valentine / Larry Vick

Invitation aux visiteur.teuse.s

Les artistes des Impatients invitent les visiteur.teuse.s à laisser leur trace, à leurs côtés, dans le cadre d’une œuvre collective participative dans les aires de circulation du Musée cet automne.

La collection des Impatients

L’organisme détient une collection qui regroupe des œuvres exclusivement reliées à la notion de santé mentale. Pionnière au Canada dans son champ de collectionnement et figurant parmi les plus importantes collections de ce type en Amérique du Nord, elle rassemble plus de quinze mille œuvres réalisées par cent cinquante créatrices et créateurs des Impatients au cours des trente dernières années, en plus des différents dons et acquisitions provenant de collectionneurs et collectionneuses d’art hors norme.

Les ateliers des Impatients

Depuis 2015, Les Impatients donnent des ateliers au Musée d’art de Joliette (MAJ), grâce au soutien de la Fondation de la Santé du Nord de Lanaudière et du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de Lanaudière. Avec leur talent et leur sensibilité, les participant.e.s ajoutent leur touche singulière de couleurs à la vie du MAJ et y laissent une trace significative.

Commissaire : Simon Zagari

Du 2 octobre 2021 au 9 janvier 2022

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Ce que les lys odorants tentent de camoufler/Vicky Sabourin

À propos

Quelles sont les impulsions qui éveillent notre mémoire, font remonter les souvenirs – images, sons, odeurs – à la surface? L’artiste Vicky Sabourin a traversé plusieurs épreuves de deuil dans les dernières années, ce qui l’a amenée à s’interroger sur le processus de réminiscence. Ce sont les odeurs, éphémères et intangibles, dont la nature consiste à s’effacer au fil du temps, qui ont retenu son attention. À partir d’objets symboliques, collectionnés par son oncle et sa grand-mère, puis récupérés dans la maison des défunts, elle tente de reproduire le paysage olfactif d’une intimité domestique sur le point de disparaître. Projections imaginaires et récits familiaux se mêlent dans un texte poétique où l’artiste témoigne de son rapport à la mort, aux émotions qu’elle suscite, et du réconfort qu’elle puise dans les traces matérielles dont elle s’entoure, les sauvant de l’oubli.

À travers un récit profondément sensible, des objets et une collection d’odeurs réunis dans un coffret à emprunter au Musée d’art de Joliette pour en faire l’expérience à la maison, l’artiste s’invite à son tour dans votre vie. Elle vous engage à un partage d’intimités via l’expérimentation d’odeurs à respirer ou à porter, d’objets à effleurer, d’une parole à lire et à entendre. Tous les sens sont sollicités par ce projet qui relève autant de l’œuvre d’art que de la performance à réaliser chez soi. Déployé sur plusieurs mois, le projet sera ponctué de la performance BREATHE [RESPIRE], présentée par Vicky Sabourin en mi-parcours (date à venir) et se conclura par l’exposition, à l’été 2022, d’un des coffrets et d’une série d’œuvres issues du même corpus.

Au sortir de plus d’une année marquée par un nombre important de décès liés à la COVID-19, prendre un temps d’arrêt pour réfléchir à la fragilité de la vie et aux gestes qui devraient être posés pour la protéger est primordial. Avec ce projet, Vicky Sabourin rappelle que c’est parfois à travers le partage honnête et sans filtre de ce que nous avons de plus privé que nous réussissons le mieux à toucher au collectif, ravivant, par le truchement des émotions, ce que nous avons en commun.

Comment participer?

Plusieurs possibilités s’offrent à ceux et celles qui désirent faire l’expérience de l’œuvre. Il suffit d’emprunter gratuitement le coffret disponible au comptoir d’accueil à l’entrée du Musée. Trois coffrets sont mis en circulation et peuvent être empruntés pour deux semaines, au bout desquelles il faut les ramener au Musée. Un coffret reste disponible au Musée pour ceux et celles qui préfèrent en faire l’expérience sur place. Un espace précis a été aménagé à cet effet. Offrir aux participants la possibilité de faire l’expérience d’une œuvre à la maison exige de l’artiste qu’elle accorde sa confiance à toutes et à tous. Nous vous engageons à prendre la pleine mesure de ce geste. Lorsque vous rapporterez le coffret, prévoyez du temps pour la vérification du contenu au comptoir d’accueil.

Biographie

Vicky Sabourin vit et travaille à Montréal. Elle détient une maîtrise en Arts Visuels de l’Université Concordia. Elle est reconnue en tant qu’artiste multidisciplinaire pour ses installation immersives et performatives où la mort ou autres événements traumatiques se situent à la genèse de la trame narrative de ses œuvres. La résilience se manifeste dans sa pratique fournissant un fort pouvoir alchimique qui transcende les traumatismes personnels et intergénérationnels. Son travail a été présenté en galeries, musées et centres d’artistes au Canada, aux États-Unis et en Europe. Ces récentes expositions individuelles incluent, notamment, Sugar Cakes (AdMare, Qc), Colts Raisin (Atelier B, Qc), Les Curiosités présenté au Musée national des beaux-arts de Québec (MNBAQ), Devenir invisible à Latitude 53 (Edmonton, AB), Access Gallery (Vancouver, CB) et Sporobole (Sherbrooke, Qc). Warmblood fut présenté à travers le pays soi à la Galerie Trois Points (Montréal, Qc), Hamilton artist Inc. (Hamilton, On), Eastern Edge (Saint-Jean, T-N), Struts Gallery (Sackville, N-B) et Access Gallery (Vancouver, CB). Sabourin participe avec son œuvre Lac caché à la Manif d’art 8, Biennale d’art contemporain de Québec, présentée au MNBAQ sous le thème de la joie. Depuis 2010, elle est récipiendaire de bourses du Fond de recherche québécois sur la société et la culture, du Conseil des Arts et des Lettre du Québec et du Conseil des Arts du Canada. Sabourin enseigne à l’Université Concordia dans le département Studio Arts en photographie.

Commissaire : Anne-Marie St-Jean Aubre

Du 2 octobre 2021 au 15 mai 2022

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