Lanaudart logo Édition juillet 2021 / 49e édition
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Déjà quatre ans!
Mise à jour: 1 juillet 2021
Musée d'art de Joliette

Le Musée d’art de Joliette a pour mission d’acquérir, de conserver, de mettre en valeur et de diffuser des œuvres anciennes et contemporaines d’artistes québécois, canadiens et étrangers au moyen d’expositions et d’activités culturelles et éducatives.

La collection du Musée d’art de Joliette est aujourd’hui composée de huit mille cinq cents œuvres réparties en quatre collections : art canadien, art européen, art contemporain et archéologie. La politique d’acquisition ou de documentation du Musée, de même que ses nombreuses collaborations avec d’autres institutions du Québec, du Canada et de l’étranger, lui permettent d’atteindre ses objectifs de conservation de sa collection et de demeurer extrêmement dynamique sur le plan de la recherche.

S’adressant à un public de tous les âges, le Musée d’art de Joliette inscrit ses actions dans une démarche de démocratisation culturelle visant à rendre accessibles les connaissances émergentes dans le domaine des arts visuels. La diffusion de ces connaissances se concrétise par la mise sur pied d’expositions permanentes et temporaires ainsi que par la publication de catalogues, la mise en circulation d’expositions, la réalisation de projets hors les murs, le prêt d’œuvres d’art et un programme de visites commentées et d’activités éducatives et culturelles (conférences, rencontres-causeries, concerts, lectures publiques et voyages culturels).

Les îles réunies

Les îles réunies est l’exposition permanente du Musée d’art de Joliette. Rassemblant une centaine d’œuvres de la collection, cette présentation ne dispose d’aucune contrainte chronologique ou thématique. L’exposition met en relation tant des œuvres du XIVe siècle que des installations récentes. À travers les différentes disciplines des arts visuels, des créateurs tels Paul-Émile Borduas, Isabelle Hayeur, Ozias Leduc, et Guido Molinari y sont représentés et s’y donnent la réplique.

La magie de cette exposition réside dans le pouvoir d’interpellation des œuvres entre elles. Un détail d’une sculpture pourra, par exemple, trouver une correspondance dans une photographie disposée à proximité. Toute la finesse de la mise en espace et du jeu muséologique pourra y être admiré. Les îles réunies vous convie donc à une rencontre éphémère du passé et de l’actuel, dans un choc de sens et de significations.

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Le temps suspendu de Claudie Gagnon

Réalisée dans le cadre de la Politique d’intégration des arts à l’architecture, Collections, le temps suspendu est une installation de l’artiste multidisciplinaire Claudie Gagnon. Fixée au-dessus de l’escalier qui mène au toit du Musée, l’œuvre se compose de centaines d’objets en verre et en cristal. Suspendue à une plaque d’acier inoxydable polie, l’installation est rehaussée par un effet miroir saisissant. À la tombée de la nuit, Collections, le temps suspendu demeure visible de la rue, puisqu’un éclairage a été conçu en conséquence. Vue de loin, elle produit une nuée scintillante qui varie au gré de la lumière naturelle. Admirée en proximité, elle laisse place à l’observation de fins détails.

Mise en abîme de la fonction première du musée, Collections, le temps suspendu rassemble des centaines d’objets de brocante qui rappellent des artéfacts trouvés dans des cabinets de curiosités d’un autre temps. Les pièces ainsi regroupées sont issues de différents pratiques et métiers dont les sciences et les arts. Comme s’ils étaient figés dans le temps, ces objets composent une œuvre ludique qui interpelle l’imaginaire.

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Salvifique

Salvifique propose de s’évader de l’emprise de l’écran et des dispositifs technologiques afin de renouer avec l’expérience de l’objet d’art et l’amplitude de ses qualités physiques, subtiles dans certains cas ou entièrement assumées dans d’autres. À l’image de la collection du MAJ, principalement ancrée dans la production artistique du vingtième siècle à aujourd’hui, cette exposition fait cohabiter des œuvres qui mettent en scène des effets d’échelle, des jeux de texture et des angles d’appréciation que la fenêtre de nos appareils technologiques n’arriverait pas à traduire si facilement.

Célébrant la réception de l’art au Musée – mise en suspens ces derniers temps – autour de l’objet et de ses qualités matérielles, Salvifique met en avant un des rattrapages importants auquel s’est attelé le MAJ au cours des dix dernières années. Elle vient corriger le déséquilibre notoire quant à la parité hommes-femmes, un moteur qui a guidé sa plus récente politique des collections.

Artistes

Pierre Ayot | Jérôme Bouchard | William Brymner | Cozic | Rodolphe Duguay | Marcelle Ferron | Louise Gadbois | Mathieu Grenier | Betty Goodwin | John Heward | Frère Jérôme | Jean-Paul Jérôme | Lucie Laporte | Renée Lavaillante | Lisette Lemieux | Richard Mill | Roberto Pellegrinuzzi | Rita Letendre | Yannick Pouliot | Louise Robert | Michael A. Robinson | Robert Roussil | Sylvia Safdie | Eugenie Shinkle | Alan Sonfist | Françoise Sullivan | Barbara Steinman | Mariette Vermette

Du 19 juin au 6 septembre.

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Martin Désilets/Les tableaux réunis

Depuis 2017, Martin Désilets photographie systématiquement les œuvres modernes et contemporaines exposées dans les Musées qu’il visite au Canada, aux États-Unis et en Europe, en suivant un protocole strict de prises de vue. Il superpose les fichiers numériques ainsi obtenus, avec en tête l’objectif ultime de réaliser un monochrome photographique noir épuisant son regard ; une œuvre paradoxale qui, tout en témoignant de la somme de tout ce qu’il aura observé, ne semblera, pourtant, ne plus rien donner à voir. Combien de temps passons-nous devant une œuvre afin de l’apprécier à sa juste valeur? Comment consommons-nous les œuvres d’art? Est-ce que le fantasme de l’exhaustivité se profile derrière tout acte de collectionnement?

Le projet Matière noire cerne plusieurs enjeux pertinents en regard des pratiques muséales. C’est pourquoi le MAJ a invité l’artiste à poursuivre sa réflexion en réalisant une résidence de création entre ses murs. Inspiré par l’accrochage thématique de la collection dans l’exposition Les îles réunies, Désilets a choisi d’adapter son protocole initial pour faire l’inventaire des natures mortes, des paysages, des portraits et des abstractions accessibles dans les réserves du MAJ ou exposées dans ses salles. Les photographies ainsi obtenues côtoieront les œuvres du Musée et certains extraits du corpus Matière noire. Elles dresseront un état des lieux singulier de la collection du Musée.

Du 19 juin au 6 septembre.

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Chloé Desjardins/Rencontres

Au centre de la démarche de Chloé Desjardins se trouve un intérêt marqué pour l’histoire des techniques artistiques, la symbolique des matériaux, les savoir-faire et la fonction des outils. En tant que sculptrice, elle reste également sensible aux idées qui surgissent au moment de la manipulation directe de la matière. Les matériaux nobles tels que le bronze et la porcelaine côtoient le plâtre et la résine dans son corpus de sculptures, souvent des moulages. Les socles, les emballages de papier bulle et les panneaux de plexiglas se voient élevés au rang d’œuvre d’art grâce à la transformation de leur matérialité. Ce geste fait ressortir la valeur symbolique de la matière : elle n’est en aucun cas anodine, mais signifie au même titre que le sujet représenté. Ainsi, les jeux de retournement, de miroir et de contraste imaginés par Desjardins mettent en question les conventions du monde de l’art. Ses œuvres ramènent à l’avant-plan des questions simples qui servent de moteurs à sa pratique : Qu’est-ce qui fait l’œuvre d’art? Sur quelles caractéristiques repose son statut?

À l’invitation du Musée d’art de Joliette, elle fait de la curiosité exprimée par d’autres le point de départ de sa réflexion, une première dans sa démarche. L’artiste a invité des membres de l’équipe du MAJ – directeur, conservatrices, registraire, responsable du service aux visiteurs, adjoint administratif, responsable des communications – à sélectionner, puis à décrire, un objet de la collection. Elle répondra à ces choix en créant une œuvre qui leur fera écho. Ses sculptures seront le résultat d’un exercice de transposition et de traduction découlant de son interprétation des textes initiaux, de ses recherches sur les artistes sélectionnés et de son désir de rendre visible l’envers de la collection, en particulier le contexte d’entreposage des œuvres en réserve et le soin constant dont elles sont l’objet.

Du 19 juin au 6 septembre.

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Carl Trahan/Loin de tous les soleils

Un intérêt pour le langage et la philosophie anime la pratique artistique de Carl Trahan, qui s’est penché tour à tour sur les glissements de sens de la traduction, sur le poids des mots et le pouvoir associé à leur mise en forme, ainsi que sur les méandres caractérisant le passage de la pensée et de l’expérience à son expression et à sa transmission. Les matériaux de la langue – le graphite, la police de caractère – tout comme les écarts entre le mot et l’image, qui viennent souligner la part de flou qui persiste entre l’expérience vécue et sa mise en forme visuelle ou textuelle, font partie de son vocabulaire artistique depuis plus de quinze ans.

Un corpus composé d’œuvres des cinq dernières années, auquel s’en ajoutent d’autres, inédites, sera présenté dans la salle d’exposition de la collection permanente, dédiée au patrimoine religieux. Contextualiser la production de Trahan avec des œuvres porteuses d’interrogations sur la foi suggère des correspondances inusitées avec les discours philosophiques qui animent sa démarche.

Du 19 juin au 6 septembre.

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Normaliser. Les portraits

Normaliser. Les portraits donne à voir douze tableaux en voie d’acquisition. Conservées au MAJ depuis près de cinq décennies, ces œuvres de périodes diverses sont demeurées peu vues et documentées. Leur agencement sur les murs, selon une organisation qui s’apparente aux porte-tableaux, témoigne du vaste chantier de la normalisation des dépôts à l’œuvre au Musée, processus à travers lequel près de deux mille objets, prêtés à long terme, voient leur statut régularisé. Cette sélection permet de révéler, à l’état brut, un pan de l’histoire de la collection du MAJ et de la regarder avec nos yeux d’aujourd’hui. Que peuvent bien nous apprendre tous ces portraits silencieux d’hommes religieux, laïques, anciens et plus récents?

Les artistes exposé.e.s

Joseph Dynes (1825 – 1897)

Jean-Alfred Faniel (1879 – 1950)

Raymonde Gravel (1913 – 1993)

Robert Laframboise (1921 – 2002)

Ludger Larose (1868 – 1915)

Sœur Marie-Arsène (Poméla Latour, 1858 – 1931)

T. Marchand (s.d.)

René Émile Quentin (1860 – 1914)

Jean-Baptistes Roy-Audy (attribué à) (1778 – 1846)

Ludger Ruelland (1827 – 1897)

Ippolito Zapponi (1826 – 1895)

Du 19 juin au 6 septembre.

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